Richard Mille : Naissance d’un grand horloger

Montres Richard Mille

Aujourd’hui, nous avons décidé d’ouvrir notre toute première série d’articles qui se consacrera au même thème. Cette série d’articles sera consacrée à l’histoire dans hautes maisons de luxe, ces entités qui font chaque jour rêver un peu plus les passionnées de luxe que nous sommes. Entretenons le suspens et ne dévoilons pas par avance nos coups de cœur à qui nous consacrerons nos articles.

Commençons sans plus de cérémonie avec notre premier laïus qui vous dévoilera l’histoire de la création d’une marque de montre suisse qui a su marquer les esprits par son excentricité et ses multiples innovations techniques : Richard Mille.

 Les premiers pas de Richard Mille

Notre histoire commence en 2000 lors de l’un des évènements majeurs à ne pas louper pour tous les mordus de tocantes aux prix parfois surréalistes, j’ai cité BaselWorld. Figurez-vous que cette année-là ne fut pas marquée par les superbes réalisations des horlogers suisses présentées, mais par un homme d’une cinquantaine d’années que seuls les détaillants du milieu horloger connaissent déjà. Vous vous posez surement à ce moment une question pertinente : pourquoi cet homme, qui semble mijoter évidemment quelque chose, n’est pas présent sur un stand à ce même salon ? L’histoire en est d’autant plus étonnante que l’homme parcourut ce jour-là de long en large le salon pour présenter l’unique prototype de montre qui gardait précieusement dans sa poche.

Portrait de Richard MilleEt c’est à cet instant précis que le succès story de la marque Richard Mille commence. L’homme dévoile sans pudeur à tous les grands noms du salon une montre aux allures d’OVNI. Tenez-vous bien, l’homme présente une montre possédant un boitier en titane, chose impensable pour les horlogers de l’époque qui ne juraient que par l’or gris ou le platine. Autre fait étrange, la montre ne présente aucune gravure ou diamants sertis, mais des qualités de finitions à faire pâlir des horlogers suisses de renom. Véritable passionné de course automobile, Richard Mille imagina une montre au design ésotérique et un magnifique mouvement rappelant un bloc de F1 en rééducation.

Mais le plus étonnant reste à venir avec le prix : 170 000 euros.

Face aux  poids lourds de la catégorie qui proposent des tourbillons en or et en platine pour moitié moins cher, la nouvelle semble plutôt étrange. Baptisé RM 001, cette montre a récolté plusieurs centaines de promesses d’achat ce jour-là. Certains pourraient être amenés à penser que ce prix exorbitant était l’un des aspects d’une stratégie marketing bien huilée. Détrompez-vous, chaque euro présent dans le prix se retrouve dans l’exceptionnelle technicité de l’engin et ses qualités de finition hors norme.

Richard Mille a-t-il réussi son pari ?

Montre Richard Mille Raphael NadalDurant la première année de son lancement, la marque a officiellement écoulé 40 exemplaires de sa RM 001. Dix ans plus tard, plus de 2500 montres sortent des ateliers situés dans le Jura Suisse chaque année. Avec un chiffre d’affaires aux alentours de 75 millions d’euros, on peut dire que Richard Mille a effectivement réussi son pari.

Les fans de montres les plus aguerris garderont des modèles de montres dévoilant une technicité encore jamais égalée, comme la montre conçue pour RAPHAËL NADAL. Une toquante résistant aux chocs les plus violents lors des matchs du champion majorquin.

Mais quel est le secret de la réussite de Richard Mille ? Quand on l’interroge, l’entrepreneur nous livre l’un de ses secrets : concevoir des montres pour les passionnés avant tout, et se faire plaisir en réalisant nos rêves les plus fous. Dit comme cela, le tout paraît plutôt simple, encore faut-il avoir du gout.

 

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Passionné depuis toujours par la mode et du luxe, Alexandre nous fait partager son addiction pour ces univers à travers des actualités présentant des produits et évènements à ne pas louper selon lui. Irréductible fan du secteur horloger suisse, il explore chaque jour le web de long en large pour vous faire découvrir les plus beaux gardes temps. Issu d’une école de commerce parisienne, il ne manquera pas non plus de vous tenir au courant des dernieres news économiques brulantes concernant les grandes maisons du luxe.